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Posté le 30.06.2008 à 22:23

Batungwanayo Aloys

          La Radio Isanganiro a le plaisir d'informer ses auditeurs du monde entier qu'elle a changé de direction  depuis le 26 Avril 2008.
Ainsi ,Aloys BATUNGWANAYO est le nouveau Directeur de la Radio, en remplacement de Mathias MANIRAKIZA.
Pour tout contact :




Jérôme NIYONZIMA est le nouveau chargé des programmes
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Posté le 03.04.2008 à 19:29
Journées de réflexion sur les violences basées sur le genre

 White Stone du 3 au 4 mars 2008
 


Du 3 au 4 mars 2008, il s’est tenu à Bujumbura dans enceintes de l’immeuble White Stone, un atelier de réflexion des Parlementaires et autres leaders sociopolitiques sur la problématique de la réhabilitation durable des victimes des violences basées sur le genre.

 

Cette activité a été organisée par l’Association NTURENGAHO A.S.B.L. avec l’appui financier de l’ “African Women Developpement Fund “ AWD en sigle.

 Signalons que cet atelier a été  organisé au bon moment étant donné que le problème¨me des violences basées sur le genre se pose avec acuité. Une cinquantaine de participants ont pris part à ces travaux.
 Au Burundi, depuis quelques années, le phénomène  de violences +basées sur le genre prend des proportions inquiétantes.
 Les violences  faites aux Femmes constituent un problème de violation des droits de la personne humaine, et c’est aussi un problème de santé publique.
  Le combat doit donc être conséquent. Le viol a certes servi comme une arme de guerre, mais il faut noter également que des études récentes montrent que la plus grande proportion des auteurs sont des civils.
 

Ce phénomène perdure même durant cette période de relative sécurité. Il n’y a pas encore eu d’enquête nationale qui nous donnerait une situation claire sur l’ampleur du problème. Néanmoins, on peut se référer aux cas rapportés par quelques centres de prise en charge des victimes (comme le centre de prise en charge de l’Association

 NTURENGAHO, le centre SERUKA de MSF Belgique, le centre de santés encadrées par GVC), ainsi que les cas relevés par les observateurs des Ligues pour les droits de l’homme comme ITEKA, et APRODH

Ainsi, une étude menée par la Ligue ITEKA ne 2004, signale que sur un  échantillon de 2173 personnes, 53,4% des élèves et étudiants et 46% des jeunes de 11 à24 ans ont été témoins oculaires ou auditifs du viol des enfants. L’Association NTURENGAHO a enregistré 595 cas de  violences sexuelles au cours de l’année 2007.

 Les médias ne cessent de rapporter des cas de violation des droits humains dont la plupart des victimes sont des femmes et les filles.

Rapport NTURENGAHO
Cependant, le Gouvernement s’est engagé depuis l’année 2004 à mettre sur pied des lois pour la protection des victimes et la  répression des auteurs du viol. Il faut se réjouir du fait qu’un projet de  loi portant réforme du code pénal est déjà sur la table du parlement ;
 

 Le cercle des organisations engagées dans la prévention et la prise en charge des victimes s’est agrandit de plus en plus mais le constat est que la prise en charge des victimes reste elle aussi insuffisante sur les volets médical, psychosocial, juridique et communautaire.

 Pour la  prise en charge médicale, les kits complets font encore défaut pour  beaucoup d’intervenants. Au niveau juridique, le problème d’indemnisation des victimes est soulevé par pas mal d’intervenants.
  En  plus, de nombreuses séances de sensibilisation sont nécessaires pour que les victimes acceptent de plus en plus de rompre le silence et de porter plainte ;
 L’association NTURENGAHO, organise un atelier de 2 jours à  l’endroit des parlementaires et autres leaders sociopolitiques pour mener un  plaidoyer en faveur de la réhabilitation durable des victimes des violences sexuelles. Cette activité est appuyée par l’African Women developpement Fund », AWDF en single.
 
2. Objectifs
 
2.1. Objectif général
 

Sensibiliser les parlementaires et les autres leaders sociopolitiques pour une prise de conscience plus écrue sur la problématique des violences sexuelles et mener un plaidoyer en faveur de la réhabilitation durable des victimes des violences basées sur le genre

 2.2. Objectifs spécifiques :
 
  • informer les participants sur la problématique et l’état des  lieux des violences sexuelles ;
 
  • leur expliquer les conséquences psychosociales des violences basées sur le genre ;
 
  • échanger avec eux sur la question relative à l’indemnisation des victimes ;
 
  • les sensibiliser sur le vécu psychoaffectif d’un enfant issu du  viol ;
 
  •  leur parler du projet de réformer du code pénal et échanger là -dessus ;
 
  • leur offrir une occasion d’écouter les témoignages des victimes des violences sexuelles prises en charge par NTURENGAHO
 
 3. Résultats attendus.
 
  • 50 personnes (parlementaires, leaders religieux, leaders de la société civile) sont sensibilisées sur la problématique de violences faites aux femmes, avec un accent particulier sur la réhabilitation durable des victimes des violences sexuelles.
  • Les parlementaires et autres leaders sociopolitiques sensibilisés sur la problématique psychologique et juridique des enfants issus du viol.
 
  • Des recommandations permettant de mettre en place des mécanismes de réhabilitation durable des victimes des violences faites aux femmes seront dégagées.
 
4. Méthodologie
   
La  méthodologie adoptée se présente comme suit :
 
  • Présentation des exposés par des spécialistes ;
 
  • Echanges sur chaque exposé;
 
  • Témoignages de 2 victimes des violences sexuelles ;
 
  • Recommandations ; 
5. Contenu
 
Cinq exposés axés sur les thèmes ci-après :
 

1. Problématique et état des lieux des violences sexuelles par le Docteur BARUTWANAYO Antoine, Directeur Adjoint technique du Programme National de la Santé de la Reproduction (PNSR);

 2. Conséquences psychosociales violences basées sur le genre par Pr. Théodora NISABWE, Représentant Légale Adjointe de NTURENGAHO ;
 
3. La question d’indemnisation des victimes par Maître Julien BAREGUWERA, de l’Association NTURENGAHO. ;
 

4. Le vécu psychoaffectif d這un enfant issu du viol par Pr. Théodora NISABWE

 5. Le projet de réforme du code pénal par l’Honorable Pascasie NKINAHAMIRA, parlementaire juriste. ;
 
Chaque présentation était suivie par des débats et des commentaires. Au cours des discussions, il ressortait des recommandations.
 6.       Profil des participants

Comme le titre l’indique, cet atelier était organisé à  l’intention des Parlementaires, des représentants du gouvernement, de la Société civile et des confessions religieuses.

 Les participants étaient donc des Parlementaires, des leaders sociopolitiques, des représentants de la société civile, et des journalistes pour la couverture médiatique.Au total, une cinquantaine de participants ont pris part aux travaux.

 
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Posté le 03.04.2008 à 19:24

                       


Cérémonies d’ouverture

                         

Elles ont été marquées par le mot d’accueil présenté par Madame la Représentante Légale Adjoint de NTURENGAHO, et le discours d’ouverture par la Directrice Générale chargée de la Promotion de la Femme et de l’égalité des Genres au Ministère de la Solidarité Nationale, de

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Posté le 03.04.2008 à 19:02



Du 3 au 4 mars 2008, il s’est tenu à Bujumbura dans enceintes de l’immeuble White Stone, un atelier de réflexion des Parlementaires et autres leaders sociopolitiques sur la problématique de la réhabilitation durable des victimes des violences basées sur le genre.

 

Cette activité a été organisée par l’Association NTURENGAHO A.S.B.L. avec l’appui financier de l’ “African Women Developpement Fund “ AWD en sigle.


Recommandations issues des 2 journées de réflexion

 

A l’issu des travaux, les participants ont recommandé ce qui suit :

 

8.1. Au Gouvernement

 

  • Exploiter les recommandations issues des travaux de ces journées car  elles renferment des suggestions pouvant contribuer à  décourager le  crime de viol ;

 

  • Lutter contre l’impunité car on s’est rendu compte que c’est elle qui favorise la recrudescence de ce fléau ;

 

  •  Octroyer des moyens suffisants à  la police chargée  de la protection des mineurs pour qu’elle puisse intervenir rapidement;

 

  • Former et sensibiliser les hommes en uniforme pour qu’ils améliorent le traitement des victimes des violences sexuelles

 

  • Disponibiliser les médecins en nombre suffisant pour que les victimes des violences sexuelles puissent accéder facilement aux expertises médicales servant de preuves à la justice ;

 

  • créer un fond national de solidarité à l’image de l’effort de guerre, destiné à aider les victimes des violences sexuelles ;

 

  • créer un service médical pouvant faire le test biologique d’ADN  afin de compléter les éléments  d’accusation de l’agresseur  et  inclure ce type d’examen dans le projet de réforme du code pénal.

 

  • Aider la victime, par l’intermédiaire du Ministère public, à évaluer l’indemnisation ;

 

  • Indemniser la victime, s’il est prouvé que l’auteur du viol est  insolvable ;

 

  • Etablissements scolaires en particulier;

 

  • Infliger  à l’agresseur des sanctions sociales complémentaires aux peines prévues dans le projet de code pénal  notamment en faisant passer le criminel devant le public et en affichant son identité, sa photo et son adresse dans les endroits publics pour décourager quiconque aurait une intention pareille ;

 

  • S’impliquer dans la sensibilisation de la population, à l’instar de la société civile, dans la lutte contre le crime des violences basées sur le genre, et dans le respect des droits de la personne humaine ;

 

  • Informer et sensibiliser la population sur les questions relatives à l’indemnisation des victimes des violences sexuelles.

 

  • Créer une juridiction spécialisée, à l’image de la cour anti-corruption, chargée  de la répression du crime de viol, pour éviter la longueur de la procédure judiciaire, afin que les dossiers soient  traités rapidement ;

 

  • Supprimer ou payer les frais de consignation (2000frs actuellement) pour les victimes

 

  • Traduire les textes juridiques, en l’occurrence le code pénal et le Code des Personnes et Famille  en Kirundi

 

  •  Instaurer une loi spécifique destinée à  punir les auteurs du viol,

 

  •  Multiplier les structures de prise en charge des victimes  pour que les victimes puissent retrouver leur dignité,

 

  • Organiser des journées de réflexion pareilles à l’endroit des Parlementaires et de la société civile pour analyser le problème et la complexité de polygamie et de concubinage.

 

  • Agir, s’il est informé, par l’intermédiaire du Ministère public, en cas de polygamie ou concubinage, sans attendre que ce soit une infraction sur plainte,

 

  • Sensibiliser la population pour qu’elle comprenne que les auteurs du viol méritent des sanctions non seulement  pénales  mais aussi sociales ;

 

  • Fixer des barèmes d’indemnisation des victimes ;

 

  • Faciliter aux associations et Organisations Non Gouvernementales (ONG) oeuvrant dans la prise en charge des victimes de violences sexuelles à plaider en justice pour les victimes des violences sexuelles ;

 

  • Corriger les lacunes se trouvant dans le Code pénal en matière de répression du crime de viol ;

 

  • Donner une formation en genre à la magistrature et  à la police pour Qu’elles améliorent leurs connaissances en rapport avec le traitement à réserver aux victimes des violences sexuelles

 

  •  Revaloriser la culture nationale ;

 

  • Adapter les définitions des infractions contenues dans le Code des Personnes et de la Famille à la culture burundaise

 

  • Aider les enfants naturels notamment dans le domaine de l’éducation et de l’action de port  des pièces d’identités  et former les hommes de loi pour qu’ils ils sachent mieux traiter les mères de ces enfants ;

 

  • Faire jouir les enfants naturels tous les droits qu’ont les autres enfants conformément à la convention internationale des droits de l’enfant,

 

  •  Sensibiliser les parlementaires sur les méfaits des violences basées sur le genre ;

 

  •  Se référer  principalement au rapport médical pour trancher les procès étant donné qu’il n’est pas facile de  trouver les témoins

 

  • Former les membres du corps de police chargés d’accueillir les victimes pour       qu’ils   sachent les attitudes et le langage à tenir devant la victime.

 

  • Garantir l’assistance judiciaire par un avocat ainsi que la célébrité dans le traitement de leurs dossiers ;

 

  • Développer et équiper le service médico- légal

 

  8.2. Aux Parlementaires

 

§         Sensibiliser la population sur la lutte contre l’épidémie des violences sexuelles et les attitudes à adopter quand cela arrive ;

 

§         Analyser  le contenu du projet de code pénal  pour voir s’il n’y a pas d’aspects qui ont été oubliées.

 

§         Faire des amendements des projets de lois et initier de nouvelles lois ;

 

§         Voter rapidement le projet de  code pénal  pour que la magistrature reçoive un instrument lui permettant de sanctionner sévèrement les différentes formes de violences faites aux femmes.

 

§         Constituer un groupe de députés qui se pencheraient sur le cas de la victime originaire de Muramvya  qui a témoigné qu’elle a été violée par son père et qui réside actuellement dans le site de l’Ecole Technique Secondaire (ETS) de Kamenge.

 

§         Sensibiliser la population sur les méfaits de la polygamie et sa complexité

 

 

8.3. Aux ONG et Associations

     

§         Poursuivre la sensibilisation des jeunes pour qu’ils adoptent une sexualité responsable ;

§         Continuer à  sensibiliser les victimes pour qu’elles dénoncent  les auteurs et portent plainte en justice.

 

§         Mener un plaidoyer efficace auprès des bailleurs et des décideurs pour l’éradication de ce problème

 

§         Organiser beaucoup de séances d’informations sensibilisation de la population pour qu’elle sache comment chiffrer l’indemnisation sachant que le juge ne peut jamais aller au delà  de ce qui est demandé par la victime.

 

8.4  A la Population

    

  • Aider la victime en la conduisant tout de suite (avant 72 heures) vers une structure de     soins et  participer dans la poursuite de l’agresseur ;

 

§         Féliciter la tâche à la justice en dénonçant  les coupables, en acceptant de témoigner sans conditions et en lui fournissant des preuves correctes ;

 

§         Secourir les victimes et renseigner  immédiatement les autorités a la base et la police

 

§         Aviser rapidement les responsables concernés s’il arrive qu’un criminel soit relâché  avant l’expiration de la peine

 

§         infliger des sanctions sociales à l’agresseur

 

§         Conseiller les parents de la victime pour qu’il lui réserve un encadrement approprié.

 

Après  la lecture des recommandations, les activités de l’atelier ont été clôturées  par  Madame la Représentante Légale Adjoint, avec un espoir de l’implication des participants dans la réhabilitation durable des victimes des violences basées sur le genre afin d’avoir une société équitable et sans violences.

 

 


 

 

 

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